Démission, rupture conventionnelle, licenciement ou fin de CDD : comparer
Comparez une démission, une rupture conventionnelle, un licenciement ou une fin de CDD selon les délais, les sommes brutes, les documents et la porte possible vers l'ARE. Le comparateur présente les conséquences connues côte à côte sans classer une sortie comme la meilleure. Ouvrez ensuite le calculateur de la voie retenue et vérifiez votre convention et votre situation auprès des organismes compétents.
Comparez avant d'ouvrir le bon calcul
Une fin de contrat ne se résume pas au montant versé le dernier mois. La date de départ, le dernier jour travaillé, le préavis, les congés, les documents et la possibilité d'une étude ARE évoluent selon la voie choisie. Ce comparateur pose le même profil devant plusieurs scénarios pour rendre ces écarts visibles.
Il ne donne pas de classement et ne conseille pas de provoquer une rupture. Une rupture conventionnelle suppose un accord ; un licenciement repose sur une procédure et un motif ; une démission vient du salarié ; un CDD suit son terme ou une rupture encadrée. La rupture conventionnelle et le calcul de l'indemnité de licenciement permettent ensuite d'ouvrir le détail de deux scénarios CDI.
Une somme brute élevée ne signifie pas que la sortie est possible, acceptée ou préférable. Le comparateur marque les conditions, les données manquantes et les règles à confirmer au lieu de fabriquer un total.
Les quatre scénarios et leur logique
Démission
La démission met fin au CDI à l'initiative du salarié et son préavis dépend souvent de la convention collective, du contrat ou d'un usage. Elle ne donne en principe pas accès à l'ARE comme une perte involontaire d'emploi, sauf situation particulière à vérifier auprès de France Travail. Le tableau affiche donc un préavis à confirmer et une porte chômage prudente, pas une indemnité de rupture inventée.
Rupture conventionnelle
La rupture conventionnelle concerne le CDI et doit être acceptée par l'employeur. Elle comprend un entretien, un délai de rétractation et une homologation lorsque la procédure ordinaire s'applique. Il n'y a pas de préavis au sens du licenciement ; une indemnité spécifique est négociée avec un minimum à respecter. Le comparateur signale la date de fin prévue et renvoie au calculateur, qui peut comparer le minimum et une proposition.
Licenciement
Le licenciement peut déclencher un préavis et une indemnité selon l'ancienneté, le salaire de référence et la cause. La page Service-Public sur l'indemnité de licenciement rappelle que la convention collective peut être plus favorable. Le tableau sépare indemnité, préavis, congés et éventuelle dispense. Il ne juge pas la validité du motif ni la procédure.
Fin de CDD
À son terme, un CDD peut donner une prime de précarité et une indemnité de congés payés, sous réserve des exceptions. Le Code du travail, article L1243-8 fixe le repère de la prime et l'article L1243-10 encadre les cas d'exclusion. Utilisez le calculateur de fin de CDD lorsque la base, le renouvellement ou une proposition de CDI doivent être examinés.
Les colonnes à lire sans les additionner trop vite
Le tableau met côte à côte :
- la date de fin du contrat et le dernier jour travaillé ;
- le préavis ou l'absence de préavis, avec une éventuelle indemnité compensatrice ;
- les congés payés non pris, la prime de précarité et l'indemnité de rupture comme lignes séparées ;
- le montant brut immédiatement estimable et ce qui dépend d'une convention, d'une négociation ou d'une preuve ;
- la porte d'éligibilité ARE, les différés à examiner et les documents à préparer ;
- un niveau d'incertitude lorsque le résultat est incomplet.
Une ligne vide n'est pas un zéro. Elle signifie qu'il manque une date, un salaire, une cause, une convention ou une décision de l'employeur. La colonne « à confirmer » est particulièrement importante pour la convention collective : ne déduisez jamais son IDCC d'un intitulé de métier.
Effets sur l'ARE : une porte, pas un montant acquis
La page France Travail sur l'accès à l'allocation chômage distingue notamment les pertes involontaires d'emploi et les démissions qui relèvent d'exceptions. Le comparateur affiche cette distinction sous forme de « à étudier », « condition à vérifier » ou « généralement non ouvert », selon les données saisies.
Il ne compare pas un net mensuel, les aides sociales ou la date de paiement définitive. Les indemnités et les congés peuvent déplacer le premier paiement ; l'attestation employeur et l'inscription sont nécessaires. La date de fin du contrat est essentielle pour appliquer une règle ARE qui change : une rupture conventionnelle terminée le 31 août 2026 ne doit pas être traitée comme une autre terminée le 1er septembre sans vérifier la règle applicable à cette date.
Exemple synthétique
Un salarié en CDI avec deux ans d'ancienneté compare une démission, une rupture conventionnelle et un licenciement hypothétique. La démission affiche un préavis conventionnel à confirmer et aucune indemnité légale de rupture. La rupture conventionnelle affiche un délai de procédure, une indemnité minimale à négocier et une porte ARE à étudier après homologation. Le licenciement affiche un préavis et une indemnité dépendant du salaire de référence, sans conclure sur la validité de la procédure.
Un second scénario est une fin de CDD avec une rémunération brute et une prime de précarité à vérifier. Il peut sembler comparable au CDI par son total brut, mais la cause de fin, le terme, une offre de CDI et le texte collectif changent la lecture. Le tableau conserve donc les scénarios séparés.
Ce que le comparateur ne peut pas trancher
Il ne sait pas si un employeur acceptera une rupture conventionnelle, si un licenciement repose sur une cause réelle et sérieuse ou si une proposition de CDI est juridiquement équivalente. Il ne remplace pas non plus la lecture d'un accord d'entreprise qui aménage le temps de travail ou d'une convention collective plus favorable. Ces points apparaissent comme des conditions à confirmer, pas comme des options déjà acquises.
Il ne calcule pas le salaire net, les aides sociales, les dommages-intérêts ou une transaction. Une indemnité brute peut avoir un traitement fiscal et social différent selon la nature de la rupture et le dossier. De même, une porte ARE affichée dans une colonne ne confirme ni le montant ni la durée : France Travail examine l'attestation et les périodes retenues.
Enfin, les dates des scénarios doivent rester réalistes. Une fin de contrat hypothétique avant une homologation, un préavis ignoré ou un CDD prolongé sans avenant fausserait la comparaison. Si une hypothèse ne peut pas être documentée, laissez-la en « à confirmer » et ouvrez la page dédiée pour comprendre ce qui manque.
Utilisez le comparateur comme feuille de décision
- Renseignez un seul profil de référence et contrôlez les dates, le brut, l'ancienneté et la convention avant de comparer.
- Lisez les conditions et les lignes « à confirmer » avant de regarder le total ; une sortie non disponible ne doit pas être comparée comme si elle était acquise.
- Ouvrez le calculateur propre à la voie retenue, réunissez les documents et demandez la confirmation à l'employeur ou à France Travail.
Les règles affichées ont été vérifiées le 19 août 2026. Une convention plus favorable, un accord, un changement de procédure ou une évolution de l'assurance chômage peut modifier une colonne sans modifier les autres.
Questions fréquentes
Le comparateur recommande-t-il une façon de quitter mon emploi ?
Une rupture conventionnelle est-elle toujours plus avantageuse ?
Pourquoi une fin de CDD est-elle dans le même tableau ?
Sources et vérification
- Service-Public.fr. Rupture conventionnelle d'un salarié du secteur privé, vérifiée le 2026-08-19.
- Service-Public.fr. Indemnité de licenciement du salarié en CDI, vérifiée le 2026-08-19.
- Service-Public.fr. Indemnité de fin de contrat ou prime de précarité, vérifiée le 2026-08-19.
- France Travail. Ai-je droit à l'allocation chômage ?, vérifiée le 2026-08-19.
Informations confrontées aux sources indiquées. Si une règle semble avoir changé, consultez les mises à jour.