Calculateur de temps de travail
Additionnez vos horaires de début et de fin, vos pauses et vos journées pour obtenir un relevé clair du temps travaillé. Le résultat vous aide à repérer les semaines qui dépassent le repère de 35 heures et à préparer une vérification, mais il ne transforme pas automatiquement chaque dépassement en heure supplémentaire. Utilisez ensuite le calculateur d'heures supplémentaires si la règle applicable est connue.
Transformez vos horaires en relevé exploitable
Quand les horaires sont répartis entre plusieurs sites, changent chaque semaine ou apparaissent seulement dans des messages, le premier besoin est souvent de les additionner. Cet outil recueille vos journées, vos heures de début et de fin et vos pauses, puis présente le temps travaillé par jour et par semaine. Il ne remplace pas un bulletin et ne prétend pas décider à lui seul quelles heures sont juridiquement dues.
Commencez par une période courte et vérifiable. Utilisez un planning, un agenda ou vos échanges pour retrouver chaque journée. Si vous ne connaissez pas une pause, laissez l'information comme incertaine plutôt que de créer une durée moyenne. Le calculateur d'heures supplémentaires intervient ensuite lorsque vous avez identifié le régime, le salaire brut horaire et les heures déjà payées.
Les montants et les horaires restent dans votre navigateur. Le relevé est une aide de préparation : comparez-le au contrat, à la convention collective et aux bulletins avant toute demande.
Saisissez une journée sans perdre le contexte
Pour chaque journée, séparez l'heure de début, l'heure de fin et la ou les pauses. Une journée coupée peut comporter plusieurs plages ; si votre organisation ne rentre pas dans un seul intervalle, notez les plages séparément dans votre relevé et expliquez l'anomalie. La durée calculée n'a de sens que si vous précisez les jours réellement travaillés, les absences et les récupérations.
Ne mélangez pas amplitude et temps de travail effectif. Le temps entre le premier passage et le dernier départ peut contenir une pause non travaillée. À l'inverse, une pause pendant laquelle vous devez rester disponible peut demander une analyse différente. L'outil affiche le total issu de vos saisies ; il ne transforme pas une pause contestée en temps de travail sans élément supplémentaire.
Le décompte doit aussi garder sa semaine civile. Ne rassemblez pas un dimanche et le lundi suivant dans une seule « semaine personnelle » si votre planning ou l'accord applicable utilise une autre période. Une date correctement saisie est aussi utile pour relier les heures à un bulletin et à une demande de correction.
Le repère de 35 heures et ses limites
Le Code du travail numérique sur les heures supplémentaires utilise 35 heures comme durée légale de référence pour un salarié à temps plein et rappelle le décompte par semaine civile dans le régime général. Le relevé peut donc signaler qu'une semaine dépasse ce repère. Ce signal n'est pas encore un calcul d'heures supplémentaires : un accord d'aménagement, une annualisation ou une organisation prévue par la convention peut modifier le moment où le dépassement est examiné.
Le temps partiel est une autre limite importante. Les heures au-delà de la durée contractuelle sont généralement des heures complémentaires et ne doivent pas être classées par défaut dans le même moteur que les heures supplémentaires. De même, les astreintes, déplacements, permanences, formations et périodes d'absence peuvent avoir un traitement propre. Notez-les dans le contexte de la semaine et demandez une vérification ciblée plutôt que de forcer une catégorie.
Le résultat doit rester lisible : total quotidien, total hebdomadaire, pauses saisies, jours manquants et éventuel dépassement du repère. Une semaine incomplète doit être signalée comme telle. Un total élevé ne permet pas de conclure à une somme à réclamer si les données ou le régime de travail ne sont pas établis.
Exemple synthétique
Un salarié indique du lundi au vendredi 9 h–18 h, avec une pause de 1 h par jour. Le relevé affiche 8 h travaillées par jour, soit 40 h sur la semaine : cinq heures dépassent le repère de 35 h. Si une journée comporte 9 h–19 h avec deux heures de pause, elle contribue aussi pour 8 h, même si son amplitude est plus longue. Si la pause n'a pas été libre, il faut le signaler et conserver les éléments qui permettront de la qualifier.
Dans une semaine où le salarié a quitté plus tôt un jour et a récupéré une heure un autre jour, le relevé affiche les deux événements au lieu de les effacer dans un total mensuel. Cette chronologie facilite la comparaison avec les fiches de paie et avec un accord d'aménagement.
Quand faut-il arrêter le calcul ?
Arrêtez-vous au niveau du relevé si vous ne connaissez pas la période de décompte, si les horaires sont annualisés ou si plusieurs règles collectives se superposent. Le total quotidien restera utile, mais une conversion automatique en heures supplémentaires pourrait être trompeuse. Dans ce cas, indiquez l'incertitude dans le relevé et recherchez la convention applicable avant de poursuivre.
Le même principe vaut pour les déplacements entre deux lieux, les astreintes, les permanences, les pauses imposées et les heures de formation. Notez l'événement, son horaire et la consigne reçue ; ne le rangez pas dans « travaillé » ou « pause » sans pouvoir l'expliquer. Une demande documentée est plus facile à corriger lorsqu'elle distingue le fait observé de l'interprétation juridique.
Le calculateur ne compare pas le relevé à un badge d'entreprise ni à un bulletin importé. Cette limite protège vos données et vous laisse le contrôle des pièces. Vous pouvez imprimer ou copier les totaux, puis joindre uniquement les justificatifs nécessaires à votre demande auprès de l'employeur.
Conservez la preuve avec les totaux
Un tableau de temps isolé est moins utile qu'un tableau relié à ses sources. Ajoutez la date du planning, le message ou le relevé de badge qui justifie l'horaire. Conservez les versions corrigées sans supprimer la première saisie, surtout si l'employeur a modifié un planning après la journée travaillée. Les données synthétiques ou anonymisées suffisent pour utiliser cet outil ; ne copiez pas de numéro de sécurité sociale ou de coordonnées.
Pour une demande de salaire, l'article L3245-1 du Code du travail encadre la prescription de trois ans, avec une computation liée à chaque rémunération. Le relevé n'arrête pas un délai à lui seul. Classez les semaines, bulletins et demandes écrites pour pouvoir vérifier la période concernée.
Passez du relevé à l'action
- Saisissez une semaine complète, vérifiez les pauses et marquez les journées ou informations manquantes.
- Comparez le total avec le planning, le contrat et le bulletin ; identifiez le régime temps plein, temps partiel ou aménagement.
- Si un dépassement reste à analyser, reportez les heures dans le [calculateur d'heures supplémentaires](/calculateurs/heures-supplementaires/) et préparez une demande documentée.
Si votre contrat arrive à son terme, le relevé peut également éclairer le calculateur de solde de tout compte, sans ajouter automatiquement les heures au total dû. Les sources ont été vérifiées le 19 août 2026 ; un nouvel accord ou une règle collective doit être contrôlé avant d'utiliser le résultat.
Questions fréquentes
Pourquoi le résultat ne qualifie-t-il pas directement mes heures ?
Les pauses sont-elles déduites ?
Combien de temps dois-je garder mon relevé ?
Sources et vérification
- Code du travail numérique. Heures supplémentaires, vérifiée le 2026-08-19.
- Légifrance. Code du travail, article L3245-1, vérifiée le 2026-08-19.
Informations confrontées aux sources indiquées. Si une règle semble avoir changé, consultez les mises à jour.