Calculateur d'indemnité de congés payés
Ce calculateur compare le maintien de salaire et la règle du dixième pour estimer l'indemnité brute de congés payés non pris à la fin du contrat. Le nombre de jours, leur unité et la rémunération de référence doivent être vérifiés ; une caisse de congés ou une convention particulière peut demander un calcul séparé.
À la fin d'un contrat, les congés acquis mais non pris doivent être examinés avant de lire le total du reçu. Le calculateur compare deux approches : le maintien de salaire et la règle du dixième. Il donne une estimation brute de l'indemnité compensatrice et expose la base retenue ; il ne remplace pas le compteur de congés, la fiche de paie ou une caisse professionnelle.
Le Service-Public consacré à l'indemnité compensatrice décrit les deux méthodes et les éléments à prendre en compte. L'article L3141-28 du Code du travail confirme le droit à une indemnité lorsque le contrat se termine. Le calcul peut différer selon le type de contrat, les absences, la convention collective, le mode de décompte et la caisse qui gère les congés.
Les informations à réunir
Préparez le nombre de jours acquis et non pris, l'unité utilisée par le compteur — jours ouvrables ou jours ouvrés — ainsi que la date de fin. Ajoutez le salaire mensuel brut, la durée de travail au moment du départ, la rémunération brute totale de la période de référence et les éléments variables : heures supplémentaires, primes, commissions ou avantages qui peuvent entrer dans la base.
Ne confondez pas jours restants, jours déjà posés et jours qui seront payés. Une absence, une maladie, un retour à temps partiel ou une variation importante de salaire peut demander une reconstitution. Si vous dépendez d'une caisse BTP, transport ou spectacle, indiquez-le : la caisse peut appliquer son propre relevé et le moteur doit vous orienter plutôt que simuler une paie ordinaire.
Comprendre les deux méthodes
Le maintien de salaire cherche à répondre à la question : quelle rémunération aurait été perçue si les congés avaient été pris pendant la période considérée ? Il dépend donc du salaire et de la durée de travail au moment du congé. La règle du dixième compare l'indemnité à un dixième de la rémunération brute de référence, avec les éléments retenus par la règle applicable.
Les deux bases ne doivent pas être mélangées. Le calculateur affiche le nombre de jours, la base de référence, le résultat du maintien, le résultat du dixième et l'estimation retenue. Il conserve aussi une alerte lorsqu'un élément — prime, heure supplémentaire, absence ou caisse — n'est pas assez documenté pour être classé.
Pour un CDD, l'indemnité compensatrice de congés payés reste une ligne distincte de la prime de précarité. La page de fin de CDD aide à vérifier la rémunération brute totale, les exceptions et la prime. Ne reportez pas son résultat dans la base des congés sans lire la règle et le texte collectif applicables.
Relire le relevé avant de retenir une méthode
Commencez par le relevé de jours fourni par l'employeur : il permet de voir les jours acquis, pris, reportés et restant à indemniser. Notez la période de référence utilisée et les changements de durée du travail. Un passage à temps partiel ou une reprise après absence peut rendre le maintien de salaire différent d'une simple division du salaire mensuel.
Ensuite, comparez les deux bases avec les bulletins. Une prime exceptionnelle ou une heure supplémentaire doit être classée selon sa nature et sa période, pas ajoutée par réflexe. Si les informations ne permettent pas de trancher, gardez les deux scénarios et demandez le détail à l'employeur ou à la caisse. Le résultat le plus utile est celui que vous pouvez expliquer ligne par ligne.
Exemple synthétique
Considérons un exemple fictif : huit jours non pris, une rémunération brute de référence de 10 000 € et une estimation de maintien de salaire à 850 € bruts pour la période concernée. La règle du dixième donnerait, dans cette hypothèse pédagogique, 1 000 € bruts. L'outil affiche les deux montants et signale la méthode retenue selon le régime applicable.
Cet exemple ne constitue pas un bulletin et ne prouve pas que 10 000 € sont la bonne base. Le nombre de jours peut être exprimé en ouvrables ou ouvrés, le salaire peut avoir changé et certaines primes peuvent devoir être intégrées ou exclues. L'objectif est de comprendre pourquoi le résultat comporte deux lignes, pas d'annoncer un montant définitif.
Ce qui peut changer le résultat
Vérifiez d'abord l'unité du compteur. Vingt-cinq jours ouvrés ne correspondent pas mécaniquement à trente jours ouvrables. Vérifiez ensuite la période de référence et la rémunération brute totale : une commission ou une heure supplémentaire ne se traite pas comme un remboursement de frais. Enfin, regardez si le contrat relève d'une caisse de congés ou d'une règle conventionnelle particulière.
Le moteur ne déduit pas une convention du métier et ne classe pas automatiquement toutes les primes. Il ne transforme pas une absence pour maladie en jours acquis sans information sur la règle applicable. Si le compteur de l'employeur et le vôtre diffèrent, l'estimation peut servir à poser la question, pas à trancher la créance.
Limites et lien avec le solde
Aucun montant net n'est affiché. Le paiement réel dépend de la paie, des jours validés, des absences et des bases retenues. L'outil ne calcule pas les congés futurs, ne décide pas d'une prise de congé, ne vérifie pas la comptabilité d'une caisse et ne traite pas les régimes spéciaux non documentés.
Une fois l'estimation comprise, reportez la ligne dans le calculateur de solde de tout compte sans la compter avec une prime de précarité ou une indemnité de préavis. La page des documents de fin de contrat indique ensuite où comparer le compteur, les bulletins et le reçu.
Agir après le calcul
Téléchargez ou recopiez les deux bases de calcul et notez l'unité des jours. Comparez-les au dernier relevé de congés et aux bulletins, puis demandez à l'employeur ou à la caisse le détail de la période et des éléments retenus. Une demande précise — « voici le nombre de jours, la base et la différence » — est plus exploitable qu'un total isolé.
Si le contrat est un CDD, vérifiez aussi la prime de précarité dans le calculateur de fin de CDD. Si le désaccord persiste, conservez contrats, relevés et fiches de paie et demandez l'orientation appropriée. FinContrat vous aide à structurer les hypothèses ; la source de paiement reste l'employeur ou la caisse compétente.
Questions fréquentes
Pourquoi comparer deux méthodes de calcul ?
Les jours ouvrés et les jours ouvrables sont-ils identiques ?
Les congés d'un CDD sont-ils calculés comme ceux d'un CDI ?
Sources et vérification
- Service-Public.fr. Indemnité compensatrice de congés payés, vérifiée le 2026-08-19.
- Légifrance. Code du travail, article L3141-28, vérifiée le 2026-08-19.
Informations confrontées aux sources indiquées. Si une règle semble avoir changé, consultez les mises à jour.