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Calculateur de préavis et date de fin de contrat

Préavis Mis à jour le 6 min de lecture
Réponse courte

La durée et la date de fin d'un préavis dépendent du motif de départ, de la date de notification et de la convention collective. Ce calculateur distingue le dernier jour travaillé de la fin du contrat et signale quand une indemnité compensatrice peut s'appliquer. Le résultat reste une estimation à vérifier avec votre contrat et votre convention.

Calculez votre préavis et votre date de fin

Préparez la date de notification, votre ancienneté et la convention collective. Les données restent dans votre navigateur.

Estimation bruteCalcul local · règles vérifiées le 19/08/2026
Indispensable pour une démission ou moins de 6 mois d'ancienneté.
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Préparez des montants bruts et des dates cohérentes. Les champs marqués facultatifs peuvent rester à zéro.

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Commencez par distinguer les trois dates

Un préavis ne répond pas seulement à la question « combien de temps ? ». Il faut distinguer la date à laquelle la rupture est notifiée, le dernier jour où vous travaillez réellement et la date de fin du contrat. Ces dates peuvent être identiques, mais une dispense de travail ou une suspension peut les séparer. Le calculateur vous demande ces éléments et présente les dates dans cet ordre pour éviter de confondre départ du poste et fin des droits attachés au contrat.

Le résultat est exprimé en durée et en dates, avec une ligne séparée pour une éventuelle indemnité compensatrice. Il n'envoie ni vos informations ni vos montants vers un service externe. Pour un solde global, utilisez ensuite le calculateur de solde de tout compte : le préavis n'est qu'une ligne parmi le salaire, les congés payés et les indemnités.

Une durée par défaut ne remplace jamais une convention collective, un accord d'entreprise, le contrat ou un usage plus favorable. Si vous ne connaissez pas votre convention, le calculateur affiche le minimum repérable et vous indique ce qu'il faut vérifier.

Licenciement : la notification donne le départ

Pour un licenciement, le préavis commence en principe à la première présentation de la lettre recommandée, même si vous ne la retirez pas ce jour-là. Une remise en main propre suit sa date de remise. Le Code du travail, articles L1234-1 et L1234-3 fixe les repères légaux : moins de six mois d'ancienneté, la durée vient surtout de la convention ou de l'usage ; de six mois à moins de deux ans, le minimum légal est d'un mois ; à partir de deux ans, il est de deux mois. Une disposition collective, contractuelle ou un usage peut être plus favorable.

Le calculateur utilise la date de notification, pas la date de paie ni celle d'un rendez-vous préalable. Il compte ensuite la durée de date à date et indique le dernier jour théorique du contrat. Si la rupture concerne une inaptitude, une faute grave ou lourde, un contrat de sécurisation professionnelle ou un cas de force majeure, sélectionnez le motif précis : le préavis ou son indemnité peuvent suivre une règle différente.

Démission : la durée n'est pas universelle

En cas de démission, la loi ne fixe pas une durée générale identique pour tous les salariés. Le texte applicable est généralement la convention collective, le contrat de travail ou un usage professionnel. La page Service-Public sur le préavis de démission rappelle aussi des règles particulières pour certaines professions et certains territoires. Ne déduisez donc pas votre durée de votre seul intitulé de poste.

La notification peut se faire par lettre recommandée, remise en main propre ou, selon les circonstances, par une déclaration qui devra pouvoir être prouvée. Le calculateur vous demande le mode retenu afin d'éviter un décalage de date. Si votre convention prévoit un préavis en mois, la date se calcule de date à date ; si elle prévoit des jours ou une règle particulière, conservez son libellé pour la vérification.

Dispense, congés et suspension : ce qui peut changer le résultat

Lorsque l'employeur vous dispense d'effectuer le préavis, le contrat ne se termine pas automatiquement le jour où vous cessez de venir travailler. L'indemnité compensatrice de préavis vise à remplacer la rémunération qui aurait été versée jusqu'au terme prévu et peut inclure les éléments habituels de salaire. La dispense demandée par le salarié est différente : elle ne crée pas automatiquement une indemnité. Le résultat affiche donc « employeur » et « salarié » comme deux choix distincts.

Des congés payés déjà fixés avant la notification peuvent modifier la période de préavis ; des congés décidés après la notification ne produisent pas nécessairement le même effet. Un arrêt lié à un accident du travail ou à une maladie professionnelle peut également demander une vérification spécifique. Le calculateur signale ces situations au lieu de prolonger mécaniquement une date. Pour chiffrer les congés non pris, ouvrez le calculateur d'indemnité de congés payés.

La rupture conventionnelle n'a pas de préavis au sens d'un licenciement. La date de fin est inscrite dans la convention et doit respecter les délais de rétractation et d'homologation. Si c'est votre situation, passez au calculateur de rupture conventionnelle plutôt que de sélectionner une démission.

Vérifiez la convention collective avant d'agir

La convention applicable peut prévoir une durée plus favorable, un mode de calcul particulier ou des catégories comme cadre, VRP ou journaliste. Elle ne se déduit pas d'un métier : recherchez-la par l'IDCC ou par SIRET dans l'outil officiel de recherche des conventions collectives, puis contrôlez le texte publié et sa date d'extension. Si la recherche n'aboutit pas, gardez le résultat légal comme repère et marquez la durée collective comme « à confirmer ».

Ne modifiez pas une date parce qu'elle semble plus pratique pour un nouvel emploi. Demandez à l'employeur une confirmation écrite de la date de fin, du dernier jour travaillé et de l'éventuelle dispense. Ces trois informations serviront aussi à contrôler votre certificat de travail et votre attestation destinée à France Travail.

Exemple synthétique

Supposons un salarié en CDI depuis plus de deux ans, licencié par une lettre dont la première présentation intervient le 15 septembre. En l'absence de règle plus favorable, le minimum légal conduit à un préavis de deux mois et à une fin théorique le 15 novembre. Si l'employeur dispense le salarié de travailler dès le 15 septembre, le dernier jour travaillé est le 15 septembre, mais la rémunération et la date de fin doivent être vérifiées jusqu'au terme prévu. Si le salarié demande lui-même à partir plus tôt et que l'employeur accepte, le traitement peut être différent.

Cet exemple ne tranche ni la validité du licenciement ni la convention applicable. Il montre seulement pourquoi une même rupture doit produire deux dates dans le résultat.

Après le résultat : les trois vérifications utiles

  1. Comparez la date de notification, la durée affichée et la convention collective avec votre contrat et vos preuves de remise.
  2. Faites confirmer par écrit le dernier jour travaillé, la date de fin et la personne qui demande une éventuelle dispense.
  3. Reprenez la date de fin dans le calculateur de solde, puis préparez les documents remis au départ et la suite auprès de France Travail si vous y êtes éligible.

Les sources utilisées ici ont été vérifiées le 19 août 2026. Elles donnent le cadre ; votre employeur, votre convention et les documents de fin de contrat déterminent les éléments à confirmer.

Questions fréquentes

Le préavis commence-t-il le jour où j'envoie ma lettre ?
Pour un licenciement notifié en recommandé, le point de départ est en principe la première présentation de la lettre. Pour une démission, la date dépend du mode de notification et des règles applicables. Conservez la preuve de remise et vérifiez le texte qui fixe la durée.
Une dispense de préavis avance-t-elle la fin du contrat ?
Pas nécessairement. Si l'employeur vous dispense, le contrat se termine en principe à la date qui aurait résulté du préavis et l'indemnité compensatrice peut être due. Une dispense demandée par le salarié n'obéit pas au même traitement.
La rupture conventionnelle comporte-t-elle un préavis ?
Non, elle ne fonctionne pas comme un licenciement ou une démission. La date de fin est fixée dans la convention, après le délai de rétractation et l'homologation lorsque celle-ci est requise.

Sources et vérification

  1. Service-Public.fr. Préavis de licenciement, vérifiée le 2026-08-19.
  2. Légifrance. Code du travail, articles L1234-1 et L1234-3, vérifiée le 2026-08-19.
  3. Service-Public.fr. Indemnité compensatrice de préavis, vérifiée le 2026-08-19.
  4. Service-Public.fr. Préavis de démission, vérifiée le 2026-08-19.
  5. Légifrance et Code du travail numérique. Recherche de la convention collective applicable, vérifiée le 2026-08-19.

Informations confrontées aux sources indiquées. Si une règle semble avoir changé, consultez les mises à jour.

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